Les conséquences des mauvais
traitements perpétrés à l'intérieur
d'une famille ne sont pas seulement sociales et
professionnelles. Leur impact traumatique et pathogène
sur le plan physique et psychologique a été
largement étudié.
Il est avéré aujourd'hui que ces
mauvais traitements jouent un rôle causal majeur
dans :
- les échecs scolaires,
- les troubles mentaux ou comportementaux des enfants,
- les abus de substances (toutes les toxicomanies
et l'alcoolisme),
- la délinquance et la prostitution,
- les troubles du comportement sexuel,
- le développement psychoaffectif anormal,
- les troubles de la personnalité,
- les conduites auto-mutilatoires et le suicide,
- la transmission intergénérationnelle
des comportements abusifs (effet « dynastique
») (> voir rubrique Transmission
entre générations).
Le fait est troublant que le milieu familial occupe
la consternante majorité du paysage des mauvais
traitements infligés aux enfants (plus de 85%).
Cela laisse supposer à première vue que
la famille devient un « milieu à risque
», et que cette structure naguère si protégée
non seulement se délabre (divorces, modifications
structurelles des familles, difficultés économiques),
mais se corrompt et devient source de nuisances majeures
dans la société. |